Tour de la Grande Casse 2011 [65km – 3800D+]: avant-course

Lac entre le col de la Leisse et le refuge de la Leisse

[un récit plus complet de la course suivra bientôt…]

L’Ultra Tour du Beaufortain au mois de juillet devait être le seul trail de l’été, un peu comme le GR73 au printemps (qui finalement a été précédé de la Bouillonnante et suivi du Passe Montagne). Une centaine de bornes en montagne, ça use et une récupération en bonne et due forme n’est pas un luxe. Mais c’était sans compter sur une chance exceptionnelle au tirage au sort: en effet, lorsqu’en début d’année, les organisateurs de la Grande Casse mettent sur pied un concours pour remporter des dossards pour la course du mois d’août, j’y participe gaiement sans trop y croire, ni vouloir à tout pris remporter le dossard, en me disant que (a) de toute façon, je ne gagne jamais (b) si jamais je gagne, j’offrirai généreusement mon dossard à un ami. Mais c’était sans compter la faible participation à ce concours : avec la grand-messe de l’UTMB une semaine plus tard, le TGC n’attire pas autant de monde. Finalement, à ma grande surprise, je remporte un dossard, mais je le garde pour moi, ce qui m’étonne finalement moins, insatiable que je suis.

Nis remporte aussi un dossard. Nous voilà donc embarqués de force sur une course supplémentaire, un deuxième ultra en altitude en moins de deux mois. Pour une première année en altitude, ça commence sur les chapeaux de roue. L’enchainement des deux courses promet d’être rude.

 Le planning pondéré mis au point en début d’année est donc une nouvelle fois mis à mal par un accès de fougue. En 2012, faut-il encore prévoir? 🙂

 En tout cas, je ne regretterai pas le voyage: Pralognan est nichée au cœur du massif de la Vanoise, entourée de sommets à 2500 m et plus. Du fond de la vallée, le paysage minéral des sommets est déjà impressionnant.

Panorama artisanal au sommet du Mont Bochor

 Sur place la veille, nous en profitons pour monter au sommet du mont Bochor, en téléphérique, en compagnie malgré nous d’une ado prépubère qui profitera de cet espace confiné pour rendre son quatre-heures. Il fait extrêmement chaud. Dans la vallée, la température approche 35ºC. On n’annonce pas mieux pour le jour de la course. La chaleur sera caniculaire. Une petite bière en terrasse avec Maxime et sa petite famille, un plat de lasagne végétarienne (bonne surprise) dans un resto sympa (on aura soigneusement évité le frugal plat de pâtes blanches au gruyère proposé par le troquet d’en face…) et il est temps de rentrer se coucher après avoir rempli la poche à eau.

L’organisation a la bonne idée de ne pas organiser de pasta party la veille (où les pâtes trop cuites et sauce immonde sont la règle, même si j’ai plutôt apprécié le menu avec dessert offert à l’Ultra Tour du Beaufortain) et de nous offrir en échange un bon de 12 euros valable dans les restaurants de la station après la course (ce qui nous permet d’éviter les diots-polenta, merci pour les végétariens et ceux qui n’aiment pas trop la viande !).

 Seul bémol : l’organisation qui infantilise un peu les trailers en exigeant leur présence obligatoire lors d’un long briefing à l’humour potache pour y signer prétendument le règlement de course. Poudre aux yeux, tout comme la vérification fictive du matos obligatoire le lendemain, avant le départ. Pas un seul contrôle, j’espère qu’aucun des participants n’était venu une heure à l’avance sur la ligne d’arrivée exprès pour cela. Ajoutez-y un certificat médical avec une mention unique en son genre (re-visite chez le toubib), et vous avez toute la panoplie des éléments permettant de casser l’ambiance. Mais ces détails de l’ordre administratif ne sauraient ternir une si jolie course au sein d’un massif préservé.

Chose étonnante, l’élite doit aussi assister au briefing (‘manquerait plus que ça). C’est l’occasion pour certains de se faire photographier aux côtés d’un Bonnel, d’un Lorblanchet ou du jaguar Le Saux (le plus facile à reconnaître?).

Description du parcours

L’itinéraire se déroule la plupart du temps sur des sentiers de montagne, parfois techniques, ou sur pistes. Il donne l’opportunité de traverser des paysages boisés ou des étendues minérales à mesure que l’on fait le tour du massif.

 

Le parcours est simple : il suffit de faire le tour de la Grande Casse (3800 m), dans le sens des aiguilles d’une montre. Cela consiste donc en une succession de 5 cols, avec leurs descentes correspondantes. Il suffit donc de les mémoriser pour ne pas se perdre (on se demande pourquoi le briefing a duré si longtemps?):

  • Col de Leschaux (2565 m) ;
  • Col du Palet (2652 m) ;
  • Col de la Leisse (2700 m) ;
  • Col de la Vanoise (2515 m) ;
  • Retour à Pralognan (1400 m) par le lac des Vaches à moitié asséché. Le dénivelé total atteint3800 m, comme l’altitude de la Grande Casse.

Alimentation et matos

Fort de mon expérience précédente en montagne, je décide sans bâtons et chaussé des Inov-8 Roclite 295 qui ont fait leurs preuves sur la deuxième moitié de l’Ultra tour du Beaufortain. Les MT101 ne sont pas adaptées à ce genre de terrain.

J’embarque comme d’habitude des gels GU Energy et Clif Bar (1 par heure). Je profiterai des ravitos pour manger des aliments salés, lécher des biscuits apéritifs et compenser un maximum les pertes dues à la transpiration. Je me forcerai à vider ma poche à eau entre deux ravitaillements en raison des fortes chaleurs (35ºC dans la vallée). L’hydratation et l’apport en sel sont des facteurs cruciaux pour ne pas terminer sur les rotules.

Classement

Je termine cette course en 11:12:26, classé 46e sur 121 participants à l’arrivée.

Moyenne horaire de 5,56 km/h

Les résultats officiels sont disponibles ICI.

Cartographie

Photos

2011-08-21 Tour de la Grande Casse (65 km – 3800 md+)

Liens

CR du (presque) increvable Sylvain Bazin: [1]

CR de Marie-Line Astier sur le site de Raidlight : [2]

CR d’Arno: [3] où nous apparaissont d’ailleurs, Emilie, Christophe et moi, sur une photo prise juste avant le briefing. Nous avons tous l’air impatients que cela commence. On cherche Lorblanchet et Le Saux dans l’assemblée pour s’assurer qu’ils ne resquillent pas.

Site officiel : Tour de la Grande Casse

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. lexelfr dit :

    Hummm 3800d+ et sans bâtons ça va piquer les jambes 🙂

    1. Cédric dit :

      J’avais quelques appréhensions aussi avant de me lancer, mais la montagne sans bâtons, même pour un Belge, ça passe!

  2. david dit :

    encore bravo … je me rappelle avoir fait les 3500 m de D+ des citadelles sans bâtons et c’est vrai que ça pique un peu. Mais bon notre ami Cédric n’est plus à un exploit prêt !

    1. Cédric dit :

      Faut juste bouffer du terril toute la semaine en prépa ! 😉

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