Ultra Tour de Liège 2011 [65 km – 1600 d+]

LUltrafondus nº85 vient d’atterrir dans ma boîte à lettres et à ma grande surprise, il contient un article sur l’Ultra tour de Liège, qui s’est déroulé en octobre dernier. Et le coureur normand qui s’est fendu du CR de conclure : la Belgique, le pays où « tous les trails se terminent avec une bière en main… » Est-ce utile de tenter de démentir Mustang? À Liège, je n’ai malheureusement pas pu goûter à l’après-course, ce qui est un comble, mais la route du retour était longue. Pour rattraper cette terrible erreur, je profite donc de cette vague de froid pour livrer quelques impressions sur l’UTL (version longue du compte-rendu de Mustang sur Kikourou)

L’Ultra tour de Liège, organisé tous les deux ans dans la Cité ardente, est une espèce d’ecotrail ou d’urban trail avant l’heure, une formule hybride, un ultra mi-urbain, mi-champêtre, au parcours changeant et surprenant. On y croise les habitués de ce genre d’épreuves et d’autres coureurs venus de plus loin. Un microcosme bien huilé.

Esthétiquement, le tracé est réussi étant donné qu’il s’agit d’une grande boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre autour de la ville de Liège, au départ de Cointe. Je vous livre la description officielle pour plus de détails :

Une fois le départ donné, les concurrents descendront vers Angleur, sillonneront le Sart Tilman, traverseront Chênée puis iront chercher le RAVEL à Beyne-Heusay, serpenteront dans les bois de Fayembois avant de redescendre vers Jupille. Ensuite, ils monteront jusqu’à la table d’orientation des Houlpays, frôleront la brasserie INTERBREW, franchiront le Pont Barrage avant d’aller grimper les terrils, traverser le golf du Bernalmont, gravir les coteaux de la Citadelle et rentrer à Cointe via le site d’un ancien charbonnage, après un dernier détour par un terril.

  • Des sentiers raides, de longues rues pentues, des terrils abrupts, des escaliers, des trottoirs, du RAVeL. Si on y court souvent sur des chemins ou des sentiers, mais les transitions sont nombreuses et les portions asphaltées, ponctuent régulièrement notre progression, sans que cela soit gênant.
  • Départ dans la brume matinale, une température proche de zéro degré, et les doigts qui piquent. Coureurs emmitouflés. Arrivée sous un grand soleil, qui nous aura d’ailleurs accompagné tout le long du parcours. Ce dernier ultra  automnal s’est déroulé par une météo printanière pour ne rien gâcher.
  • Après un ravito à la saucisse grillée et à la bière pour les plus gourmands sur les hauteurs de la Citadelle, c’est un buffet froid à l’arrivée pour requinquer les coureurs après une bonne douche (glacée, elle aussi). Un sandwich contre un dossard. Hélas, j’ai perdu le mien aux environs du 20e km. Il est sans doute encore accroché aux ronces d’un sentier escarpé que nous avons emprunté par distraction. Une bifurcation de loupée et nous voilà en train de dévaler une pente anormalement raide et touffue. Après quelques dizaines de mètres, notre intelligence prend le dessus sur l’adrénaline et on décide de faire demi-tour. C’était la partie la plus sauvage du parcours en tout cas.
  • Retour au buffet. Après avoir un peu insisté, les bénévoles m’autorisent à fourrer mon sandwich. Si j’ai mis si longtemps à les convaincre, c’est probablement car je n’ai décidément pas une tête de coureur à pied? Pendant ce temps, à deux pas des tranches de jambon et de gouda, des coureurs se donnent leur sang pour la science.
  • Sur la première partie du parcours, un traileur-cycliste monté sur un vélo de poche fait le yo-yo avec les concurrents classiques. Au début, je trouve ça drôle, décalé, osé. Puis ça m’agace (car il va plus vite que moi en descente et ça, c’est inconcevable). Je rêve de mordre dans ses chambres à air. Depuis, j’en sais plus sur ce bonhomme aux gros cuissots et très à l’aise dans le dur et le grimpant.
  • Epreuve de contrastes: on passe allègrement d’une campagne vallonnée, puis soudain, au détour d’un sentier sauvage, on amorce une descente vers le zoning industriel de Jupille… Ensuite, on enchaîne par un terril, après avoir traversé la Meuse… On ne s’ennuie pas.
  • Contrastes aussi lorsqu’au détour d’un sentier, notre groupe de trailers à allure modérée est confronté à la fureur d’un peloton de joggeurs, tellement pressés qu’ils confondent le balisage du jogging et celui de l’UTL. Du coup, ça peste sec et vilain. Chaque seconde compte sur une distance si courte.

Classement officiel 2011

Je termine en 18e position sur 143 coureurs à l’arrivée, en 7h08min et quelques secondes.  Les résultats complets sont disponibles ICI

GPS et cartographie

Profil UTB 2011

Photos

Site officiel : Ultra tour de Liège

Philanthropes

Lors de chaque édition, l’asbl qui organise le Tour de Liège reverse la totalité des bénéfices à une association différente. Le 16 décembre, je recevais ce courrier, envoyé par les organisateurs à tous les participants:

L’ULTRA TOUR DE LIEGE  versera ce jour ses bénéfices, soit 1.122,77 EUR à l’A.S.B.L. UNE VIE PENDANT LE CANCER  (http://www.helpcancer.be/) qui, comme son nom l’indique s’occupe d’aider les personnes atteintes du cancer. Merci à tous, coureurs, bénévoles et sponsors car c’est grâce à vous que nous pouvons aider ces malades qui ont tant besoin de réconfort.

L’UTL étant organisé tous les deux ans, rendez-vous le 20 octobre 2013!

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. david dit :

    j’étais inscrit et … je me suis blessé . Dommage qu’il faille attendre 2 ans pour parcourir ces chemins.
    Tu seras au night trail de frameries , on risque de se croiser la bas !
    bon entraînement .

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