2013 en bref

« C’est fini le trail ou quoi ? »

Pas si sûr… Même si aucune publication n’a défrayé la chronique en 2013, les faits marquants se sont enchaînés sans relâche.

Donc, avant de passer aux projets en cours pour 2014, avant d’oublier plus de détails encore, avant de confondre rêve et réalité, la chronique de l’année écoulée s’impose.

Défi 666 bouclé à l’arrache

Défi 666 en poche à une semaine de l’échéance, au prix de l’enchaînement rigoureux de plusieurs joggings dominicaux (jusqu’à 3 sur un week-end, mon record), à aller glaner les kilomètres dans les villages tout en préparant mes noces. Un exploit physique hors du commun.

Et dire que je pensais en être débarrassé après 12 mois, au pire des cas…  Après avoir cumulé rapidement pas mal de kilomètres au cours du premier semestre de 2012 (Bouillonnante, AMT, GTLC…), le compteur reste bloqué pendant plusieurs mois. Du coup, en 2013, malgré tous mes savants calculs, je constate qu’il faudra inéluctablement doubler les bouchées pour atteindre le chiffre du Diable avant le mois d’août. Mais s’enquiller 666km en compétition sans s’inscrire sur des longues distances, ce n’est finalement pas simple. Enfin, c’est fait, je suis allé au-delà de mes limites. Je parle de ma faculté à me motiver pour aller courir dans les villages le dimanche matin.

Une victoire au bluff sur une course de village

Première édition du jogging de Croix-lez-Rouveroy, certainement qualificatif pour Boston d’ici moins d’un demi-siècle. Arrivée à 15km/h en première position devant les yeux interloqués des supporters (la famille) des stars locales. J’ai uniquement gagné, car « les premiers se sont égarés » dixit l’organisation qui va jusqu’à le mentionner dans le classement. Comme quoi être un peu attentif au parcours  est parfois plus efficace qu’une bonne VMA.

Trail des Sauvages : une reprise comme une missile supersonique

Après trois mois sans vraiment courir, j’ai atomisé la course, à presque 10km/h (6:07min/km) de moyenne.  J’arrive quand même bien sec, et atomisé aussi. La Bouillonnante toute proche risque d’être longue.

  • 33 km et 900d+ env
  • 6:10min/km
  • Trace

Bouillonnante : en mal d’endurance, mais un mental de Champion

En effet.

Précédée d’une trattoria avec tables à carreaux, un rendez-vous au sommet avec la CCCie et logement sous tente par temps humide et frais. Participation de Laurent Z au bootcamp cette fois. Il a entendu dire que se faire réveiller par une tronçonneuse à l’aube améliore les performances d’environ 5%.

Pendant la course, je pense avoir essayé de suivre Christophe et le Colonel, pendant qu’ils me faisaient des remarques sur mon pied qui partait de travers. Je l’ai mal pris et j’ai décidé de ralentir pour les laisser prendre de l’avance. J’ai couru tant bien que mal sur les parties trop roulantes, essuyé les hypos passagères avec bravoure, sans même vomir. Sinusoïdale énergétique, mais maîtrisée. Ce n’est pas ma première défaillance en course.

Une fois au pied du Wall, j’ai tout donné (12e, 8min30?), et en retour j’ai reçu un coup de fouet pour terminer la course en étant mieux physiquement que dans la première partie.

J’ai même réussi à rattraper Pierre-Jean à quelques encablures de l’arrivée, mais pas Christophe. Ce temps-là est révolu. Il est devenu bien plus fort que moi. Certainement dû au fait qu’il passe plus de temps que moi sur des forums de course à pied. Et grâce à mes précieux conseils aussi. Si j’avais su, je lui aurais refilé des tuyaux bidons, s’arrêter tous les 5km pour se remettre du Nok derrière les genoux par exemple.

  •  56 km 2100 D+ env,
  • 7:34min/km
  • Trace

En fin de compte, je ne devais pas être si fatigué car je suis reparti sur l’ébauche de  projet d’UTMB directement après.Ensuite, quelques courses casées lors des journées exceptionnellement libres, comme le Trail de Namur, petit format (trace), le lendemain d’une sortie à vélo anodine de 80 km, que je termine pourtant dans un état déplorable, déshydraté et un peu pâlot. Pas grand chose à ajouter sur ce trail, gros débalisage et parcours un peu quelconque finalement. Premier trail pour mon ami François. Dommage que ça se passe dans ces conditions.

Le Passe Montagne sans montagne

Parcours inchangé, on court beaucoup aussi,  pas d’anecdote extravagante, sauf une fille à deux doigts de se fendre le crâne dans 10 cm d’eau, juste devant moi. Je ne me suis bien sûr pas arrêté et j’ai profité de son corps étendu pour franchir le ruisseau sans me mouiller les pieds. L’esprit trail, c’est au-delà de 42 km si j’ai bien compris.

  • 32 km 1000 D+
  • 6:15min/km
  • trace

Joggings à tout-va

Comme par exemple, le Solstice d’été à La Buissière. J’ai cru que j’allais y cracher mes poumons, parcours surprenant sur la fin, je dois terminer dans les 5 premiers si mes souvenirs son bons, juste de quoi lancer la machine avec l’un des premiers BBQ de la saison.

Trail de la Lesse

Décrassage post nuptial, accessoirement premier trail en qualité d’homme marié. Chouette course, ceci dit, avec des véritables côtes ardennaises. J’y reviendrai en 2014 et certainement sur du plus long. On a même droit à une saucisse grillée à laquelle même les gourmets ne sauraient résister.

  • 33 km 1200 D+
  • 6:51min/km
  • Trace

Tour de Bettincourt

Première participation à cette course cyclistes entre initiés, où toute l »élite wallonne se rassemble dans la région de Waremme, sur invitation uniquement. Je pousse comme un Kazakh sur mon vélo trop petit et je me fais allumer comme un débutant dans le dernier kilomètre après avoir servi de coupe-vent aux frères Brabant surentraînés.

Hastrail

Avec François qui court pour la première fois aussi longtemps, on réussit à s’égarer à 500 m de l’arrivée, de quoi ruiner tous les efforts des 10 derniers km. Les concurrents devant nous semblent avoir le double de notre âge. Djeu.

  • 29 km 700 D+
  • 6:47min/km
  • Trace

Trail des Lumeçons

En nocturne. Départ retardé de 45 minutes, tout le monde se réfugie à l’intérieur et patiente. On craque et on s’enfile une Duvel avant la course. C’est vraiment la meilleur chose à faire. Je le conseille aussi sur les ultras. En gros, plus il y a de kilomètres, plus l’alcool est bénéfique.

  • 15km 500d+
  • 5:28min/km
  • trace

OFF

Mini Moulinette : de gués en gués, au péril de notre vie

Une sortie Off mémorable (une de plus !) sur le parcours de la Moulinette céleste avec Christophe. Parcours détrempé et franchissement de ruisseaux en crue, plus dangereux les uns que les autres.

D’ailleurs, j’ai failli me noyer dans 10 cm d’eau stagnante, j’ai perdu la moitié du bracelet de mon GPS et Christophe a lui aussi essuyé de gros dégâts matériels. On a même réussi à aiguiller des touristes dans une direction approximative tout en paraissant confiants dans l’azimut.

Parcours terminé à la frontale, en hors piste en étant pas trop certain de la direction prise, un régal.

  • 45 km 1700 D+
  • 6h45, 8:58min/km
  • Trace

Collserola, Catalogne, com un porc senglar

Petit passsage à Barcelone et seulement une vingtaine de km sur le parcours de l’Ultra trail de CollserolaParcours sur sentiers escarpés en descente (type trialeras) et sentiers roulants en côte, bien espagnol. Quelques pistes de chasseurs difficiles à courir. Grosse chaleur en juillet. Je craque et saute dans le train jusqu’à Plaza Catalunya au milieu des modernos.

Vosges

En solo, Ballon d’Alsace

En duo, avec Madame Crapahut, vers le Hohneck et un sentier très technique dont j’ai oublié le nom. On se serait cru

Sierra de Tejeda, Andalousie, du sentier bien rugueux

Découverte de la région de Malaga. Tout cela mérite un billet à part entière.

La sortie la plus haute : La Maroma, point culminant  de la chaîne des Alpajarras, 2085 m. Env. 25 km et 2000D+

La plus urbaine : trail urbain à Malaga

Parcours mixte (sentiers et asphalte). Alcazaba (j’aurais pu me contenter de tourner une heure dans ce coin) et autres petites bosses dans le coin. Des sentiers raides et moins raides, de tous types sur lequel on peut (enfin) courir. J’en conclus que les sentiers urbains en Andalousie sont équivalents aux sentiers ardennais en terme de « courabilité ». Par opposition à la montagne, où la grosse caillasse et le matorral qui griffe les cuisses sont monnaie courante.

La monotrace qui griffe : Pico del Cielo (ou presque, par manque de temps)

Ascension par un sentier verdoyant dans le lit d’un petit torrent puis tout droit dans les blocs. Descente par la piste pour gagner du temps. Pas le temps de grimper jusqu’au Pico del Cielo. Arrivée juste à temps pour le petit déj.

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. david dit :

    voilà qui fait plaisir de te relire !
    Félicitations pour cette année 2013.ça court plus vite un homme marié ?

  2. Content de te (re)lire 🙂

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